Il y a des marchés qui semblent simples, du moins pendant un temps. Tu fais bien ton métier, tu conçois des espaces, tu proposes du mobilier, tu coordonnes les travaux, tu livres le chantier et tout avance avec une logique confortable. C’est ce que j’ai vécu pendant des années dans l’aménagement de bureaux.
Puis j’ai senti quelque chose changer. Des appels moins nombreux, des clients plus prudents, des décisions plus longues, des budgets plus discutés. Flex office ou bureaux traditionnels ? Postes attribués ou non ? Télétravail fort ou retour au présentiel ? Réduction de surface ou maintien du confort ? Et au milieu de tout ça, de plus en plus de professionnels sur le même terrain : architectes d’intérieur, architectes, space planners, agenceurs, vendeurs de mobilier, cloisonneurs, entreprises du BTP spécialisées B2B, maîtres d’œuvre, bureaux d’études. Tout le monde voulait sa part du marché et les clients devenaient plus frileux.
On peut les comprendre. Ils doivent composer avec le télétravail, la hausse des coûts, l’incertitude, l’IA, les difficultés de recrutement, les attentes des collaborateurs et cette question gigantesque : à quoi doit ressembler un bureau aujourd’hui ?
Dans ce genre de moment, tu as deux options. Tu attends que le marché redevienne comme avant, ou tu bouges. J’aime cette phrase entendue dans un film : « Le mouvement crée la vie. » Si tu ne bouges pas, tu peux mourir sur place en regardant ton ancien marché s’éloigner. Si tu bouges, tu crées des imprévus, et dans les imprévus il y a des opportunités.
Alors j’ai bougé, j’ai testé beaucoup de choses. Puis un jour, une opportunité est apparue. Un peu folle, mais extrêmement claire.