Il m’a toujours semblé plus facile de vendre une prestation en architecture d’intérieur quand celle-ci devient absolument indispensable pour le client.
Oui, dit comme ça, ça paraît évident.
Mais pendant longtemps, beaucoup d’architectes d’intérieur ont vendu leur travail comme une prestation “en plus” :
Un bel aménagement, une meilleure ambiance, une optimisation de l’espace, une décoration plus professionnelle, une image plus cohérente.
Tout cela est vrai mais ça reste une amélioration, et non pas une transformation ! Tu connais la différence entre une vitamine et un médicament ? La vitamine est un + non indispensable, alors que tu paierais cher pour avoir le médicament qui te guéri immédiatement !
Nous, en architecture d’intérieur, on veut vendre un médicament…pas une vitamine à ton client.
La vitamine n’est pas indispensable, donc elle se négocie. Ça reste dans la tête du client dans la case : “Ce serait bien de le faire.”
Et tu sais comme moi que le “ce serait bien” est rarement ce qui déclenche une signature rapide.
Ce qui déclenche une décision, c’est plutôt : “On ne peut plus continuer comme ça.”
Et dans l’aménagement de bureaux professionnels, c’est exactement ce qui s’est passé !
Un jour, il y a eu un déclic, une information qui a tout changé : L’État, à travers une circulaire portée par Élisabeth Borne en 2023, annonce une nouvelle doctrine d’occupation des immeubles tertiaires de l’État.
L’objectif est clair : Optimiser les surfaces, repenser les espaces de travail, adapter les bureaux aux nouveaux usages, tenir compte du télétravail, et accompagner la transformation des organisations.
Et là, dans ma tête : EUREKA !!!
Avec mon équipe, on comprend immédiatement que l’aménagement de bureaux ne peut plus être vendu comme un simple sujet de plans, de mobilier et de couleurs de moquette.
On ne parle plus seulement de dessiner des open spaces plus jolis, on parle de transformation des usages, de stratégie immobilière, de réduction des surfaces, d’adhésion des équipes, de nouveaux modes de travail, de bureaux hybrides, et surtout : de conception avec les utilisateurs.
Parce qu’on peut dessiner le plus beau bureau du monde, si les équipes ne l’utilisent pas, ne le comprennent pas, ne s’y projettent pas ou le vivent comme une décision imposée d’en haut, le projet peut devenir un magnifique échec (That’s so true !)
Avec de très beaux fauteuils, certes, mais un échec quand même.
C’est à ce moment-là que nous avons décidé de nous former auprès d’une consultante exceptionnelle, pour intégrer une nouvelle compétence dans nos projets d’aménagement de bureaux : les ateliers de co-construction.
Et je peux te dire une chose : cette compétence a changé notre manière de vendre, de concevoir et de faire adhérer les clients.